Trésor
des templiers : une nouvelle hypothèse en Lorraine
1)
Le Trésor
Philippe
LEVIEZ émet l'hypothèse qu 'un
moine
cistercien,
Etienne
Harding,
un savant
mystique anglais ayant étudié des textes
hébraiques (Il fit venir de l'Abbaye de la Chaise-Dieu un moine
spécialiste des textes hébreux, en 1115),
a commandé les missions
d'études
d'Hugues de Payns et d'Hugues de Champagne qui ont conduit à
ces
fameuses fouilles sur l'emplacement du Temple de Salomon à
Jérusalem .
Co-fondateur
de
l'ordre cistercien
de
1109 à 1133, Etienne
Harding était
abbé
de
Citeaux et a nommé Bernard de Clairvaux abbé et
fondateur
de l'abbaye cistercienne
de Clairvaux.
Extrait
issu de l'histoire de l'ancienne Principauté cistercienne de
SEBORGA, en Italie
SEBORGA
était un ancien fief des Comtes de Vintimille. En 954 le
Comte
Guido fait don du Château, de l’église
Saint Michel
de Vintimille et d’un immense morceau de ses terres aux
abbés de Lérins .
En
1079, SEBORGA
devient une
Principauté du Saint
Empire Romain avec
l’investiture par le Pape Grégoire VII de
son premier
Prince-Abbé. La
Principauté de SEBORGA
devient le premier
et unique Etat souverain
Cistercien dans
l’Histoire.
SEBORGA
restera un Etat
Cistercien jusqu’en Janvier 1729, quand le
Principauté est
vendue à Victor Amedeo II, Prince de Savoie, du
Piémont ,
Roi de Sardaigne .
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Carte
situant la
principauté de SEBORGA en ITALIE |
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Saint
Bernard de
Clairvaux, moine cistercien,
fit son entrée
à SEBORGA, état
souverain cistercien, au
mois de
février 1117
pour y rejoindre ses confrères Gondemar et
Rossal, envoyés 4 ans auparavant afin de protéger
le
"Grand
Secret".
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Saint
Bernard de
Clairvaux
(Enluminure du XIV ième siècle ) |
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Le
Prince
Régent de SEBORGA à l' époque
était
l''Abbé Edouard qui,
en
septembre
1118, consacra les 9 premiers Chevaliers de Saint Bernard,
composant la
fameuse
"Pauvre Armée du Christ" :
Abbé
Gondemar, Abbé Rossal (oncle maternel de Saint Bernard), André de
Montbar, le
Comte Hugues Ier de Champagne, Hugues de Payens, Payen de Mont Didier,
Geoffroy de Saint
Omer, Archambaud de Saint
Amand et Geoffroy
Bisol .
Huit d'entre eux
partirent pour Jérusalem en novembre
1118 tandis que Hugues de Champagne les rejoignit six ans
après.
Ils
furent de
retour à Seborga,
réunis pour
le Concile de Troyes, le premier dimanche de l'avent de 1127.
Ce
fut en
présence
de la population, de 23 Chevaliers et de plus de 100 miliciens, que Saint
Bernard
désigna le
premier Grand Maître de la "Pauvre Armée du
Christ" en la
personne de Hugues de Payns: celui ci fut sacré à
l'épée par le Prince Abbé Edouard.
Lors de
cette occasion, près de l'olivier des Ames, Saint Bernard,
les Chevaliers et
Jean de Usson, le Grand Prêtre des Cathares, firent serment de
garder le "Grand Secret".
Quinze des vingt-deux Grands
Maîtres du Temple furent aussi Princes protempore de la
Principauté cistercienne de Seborga:
Guillaume de
Chartres fut Grand Maître du 1210 au 1219 et mourut
à Seborga
à cause des
blessures reçues en Terre Sainte. Tomas Bérard,
fils
d'Astraud, naquit à Seborga et
fut le
dix-neuvième Grand Maître de l'Ordre
(de 1256
à
1273).
Quel
était ce
grand secret ?
Était-ce
des
textes hébraiques portant sur la vie de jésus ?
était-ce l'arche d'alliance ? Nul ne le sait pour l'instant.
Mais il constitue tout ou partie du trésor des Templiers.
Que
devient le trésor des templiers après
l'arrestation de
Jacques de
Molay, Grand Maître de l'Ordre des templiers ?
Déclaration
effectuée devant le Pape
en juin 1308
par le Templier Jean de Châlon, du Temple de Nemours :
"
la veille de l'arrestation des Templiers (au soir du 12 octobre 1307
),
un cortège comprenant trois chariot recouverts de paille et
une
cinquantaine de chevaux quittèrent le Temple de Paris sous
la
conduite de deux Templiers, Hugues de Chalons et, surtout,
Gérard de Villers, le précepteur de France "
Cette
hypothèse des chariots est crédible pour les
raisons
suivantes:
- Le Temple de Paris a
été trouvé
pratiquement
vide par les archers du Roi. Or des salles du donjon de la Tour du
Temple devaient abriter les "trésors" du Temple et le
trésor royal. La villeneuve du temple était le
lieu de
résidence du maître de France puis du
grand-maître
de l'ordre du Temple après la chute de la ville d 'Acre en
1291.
- Les Templiers ne
pouvaient pas ignorer l'ordre d'arrestation
lancé contre eux et diffusé dans tout le royaume
près d'un mois avant la date fatidique. Prudents, ils ont du
mettre leurs richesses à l'abri à l'étranger ,
hors de France.
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| Enclos
du temple de Paris vers 1450 |
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Tour
du temple de Paris |
Que
contenaient ces chariots et quelle était leur destination ?
On peut tout
imaginer, depuis des parchemins ou des manuscrits contenant des secrets
ésotériques ou religieux
jusqu'à la
possible Arche
d'Alliance qui aurait été retrouvée
dans les
souterrains sous le Temple de Salomon
à
Jérusalem
et
rapportée en
Europe par
les neuf premiers templiers (hypothèse
accréditée
par des
historiens israéliens).
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Le roi David dansant
devant l'Arche
d'Alliance
(
Enluminure du XIV ième
siècle) |
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La destination de ces chariots ?
Certains ont prétendu l'Angleterre, d'autres
l'Amérique. Et pourquoi pas la Lorraine ?
Des
traces du passage de l''Arche d''Alliance en France à Chartres
et
à Paris
A Chartres
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Sculpture sur un
pilier de la cathédrale de Chartres représentant l'Arche
d'Alliance sur un chariot, avec le pot à manne et les tables de
la Loi. |
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L'arche d'alliance était un coffre mesurant 1,15m de
longueur, 0,69m de hauteur et de largeur.
L'évêque de Chartres, au moment de la
construction de la cathédrale, qui a débuté en
1194, était Renaud de
Bar, mort en 1217.
Peut-être est-ce lui qui a décidé de faire sculpter
l'arche d'alliance montée sur un chariot et tirée par un
boeuf, sur un des piliers de la cathédrale.
Renaud de Bar était de la famille des comtes de Bar, tout comme
le Grand
Maître des Templiers , André
de Montbard, qui est
supposé avoir ramené l'arche d'alliance en Europe suite
aux fouilles effectuées sous le Temple de Salomon à
Jérusalem .
Ce qui prouverait que la famille de Bar avait la connaissance héréditaire du
trésor des templiers contenant l'arche d'alliance.
Or, deux nièces de Renaud de Bar, Marguerite de Bar et jeanne de Bar,
ont épousé Henri, comte de Salm et son
frère.
Donc les Salm ont aussi trés bien pu avoir cette connaissance du
trésor des templiers.
Cette sculpture sur un des piliers de la cathédrale de chartres
signifie-t-elle que l'arche d'alliance est
passée à Chartres exactement ou dans le pays de Bar de
l'évêque ?
Et vers quelle destination ?
On lit cette inscription sur le pilier, sous
l'arche d'alliance :
"ARCHA CEDERIS HIC AMI
ITUR" ou " HIC AMI
ITUR ARCHA CEDERIS "
Remarques :
Le T gothique ,
, a peut-être été
sculpté à la place de deux T, "TT", car celà
prenait moins de place sur le pilier.
En effet, le verbe latin AMITTO qui signifie "faire partir " ou
"laisser partir " ou "perdre" se conjugue à la
troisième personne en mode passif par AMITTITUR.
Le verbe latin CEDO qui signifie "aller" ou "s'avancer" ou
"disparaître" se conjugue à la deuxième personne du
futur en CEDERIS.
HIC peut vouloir
dire : "ce" ou "ici"
ARCHA : d'après
Michel Parisse et Monique Goullet, en latin médiéval, on rajoute parfois un H
avant un C par rapport au latin . Donc, ici, il s'agirait de ARCA, qui
signifie "coffre" .
Essayons de traduire alors ces deux phrases :
"ARCHA CEDERIS HIC AMI
ITUR" : vers
l'arched'alliance tu
t'avanceras, d'ici elle est envoyée au loin
"HIC AMI
ITUR ARCHA CEDERIS " : d'après Robert
Favreau, un éminent épigraphiste de l'université
de
Poitiers, la lecture de CEDERIS
est incontestable mais la correction en FEDERIS
s'impose. CEDERIS
n'a pas de sens ici, alors qu'ARCA
FEDERIS
est une expression usuelle (une trentaine d'exemples dans l'Ancien
testament), pour l'arche d'alliance.
Il
semble qu'il y a une croix avant HIC
? Ce qui justifierait de commencer la lecture à cet emplacement
HIC AMITTITUR ARCA /FEDERIS : " Ici est envoyée au loin
l'arche d'alliance ".
Cette traduction de l'inscription suppose que l'arche d'alliance s'est retrouvée
à
Chartres dans les années de la construction de la
cathédrale puis en est repartie. Peut-être pour
Paris ?
A
Paris
On trouve aussi une référence à l'arche
d'alliance sur la cathédrale de Notre dame de Paris dont le
tympan a été daté de 1208 :
Le tympan au dessus des deux entrées comprend trois
étages. Au milieu du niveau du bas
est représentée l'Arche
d'Alliance
entourée de trois statues de prophètes et de trois
statues des ancêtres de la Vierge qui lui annoncent sa
destinée.
Remarque : Les
deux évêchés de Paris et de Chartres
dépendaient de l' Archevêché de Sens
(Bourgogne) à
cette époque.
Guillaume de Champagne,né en 1135 et éduqué
par saint Bernard, frère cadet d'Henri le Libéral,
comte de Champagne, fut élu évêque de Chartres
à 18 ans , puis archevêque de Sens en 1168. En 1195, il
fut ordonné cardinal au concile de Latran, archevêque de
Reims puis Duc-archevêque de Reims, puis ministre du Roi, enfin
régent du royaume au départ du roi pour la terre sainte.
C'est en ce temps qu'apparait le style gothique (cathédrales de
Chartres et de Sens)
Une
autre légende à propos du trésor des Templiers
Publié
en 1715 et rapporté par l'Historien G.A. Schiffman.
Les Templiers,
qui échappèrent au bûcher et à la prison,
abandonnèrent leurs biens et se réfugièrent soit
en Ecosse, soit dans les lieux retirés pour finir leurs jours en
ermites.
Mais bien avant son supplice, relate le document publié par
Schiffma, Jacques de Molay avait compris le sort qu'on
réservait aux siens:
Il
prit
son parti et ne songea qu'aux moyens de conserver, de propager et de
perpétuer les sublimes connaissances et les principes
fondamentaux de
l'Ordre. C'est alors qu'il pensa à son neveu, le comte de Beaujeu.
Quelques jours avant la date de son supplice, il le pria de venir
auprés de lui et lui exposa ses intentions.
Beaujeu
reçut avec reconnaissance les propositions de son oncle, qui
exigea de lui pour preuve de fidélité de descendre dans
le tombeau des Grands Maîtres, d'y prendre sous l'un des
cercueils, qu'il lui indiqua, un écrin de cristal en forme
triangulaire, monté en argent, et de le lui apporter.
Il
lui révèla
alors le précieux contenu: Il s'agissait de la relique de
l'index de la main droite de Jean-Baptiste.
Jacques de Molay remit à son neveu 3 clés en lui revelant
un autre secret: sous le cercueil se trouve encore une caisse
d'argent.A l'intérieur sont enfermés:
- Les annales et anciennes lettres des
principales
connaissances sublimes de l'Ordre
- La couronne des rois de Jérusalem
- Le chandelier d'or à 7 branches
- Les 4 évangiles d'or qui ornaient
le Saint
Sépulcre.
Ce
trésor, ajoute Jacques de Molay, il l'a emporté de
Jérusalem en le cachant dans le cercueil alors que tout le monde
pensait qu'il était tombé aux mains des sarrasins.
Enfin,
il
confia que les deux
colonnes qui ornaient le choeur du Temple à l'entrée du
tombeau étaient creusées et renfermaient les grands
trésors accumulés par l'Ordre et versées,
succesivement, dans les colonnes, dont on pouvait monter les chapitaux
et en tirer les fonds. Les déclarations faites, Jacques de Molay
fit jurer à Beaujeu
de
sauver le tout et de le conserver à l'Ordre jusqu'à la
fin du monde.
Dés que le grand-maître eut expiré, Beaujeu
s'empressa de tenir ses engagements. Il s'assura 9 chevaliers du
Temple, infortunés échappés aux fureurs des
persécutions; il mêla son sang avec celui de ses
frères puis fit voeu de propager l'Ordre sur tout le globe tant
qu'ils se trouveraient 9 architectes parfaits.
Puis le comte de Beaujeu
demanda à Philippe IV le bel la permission d'ôter du tombeau des grands
maîtres le cercueil en question: Le roi accepta d'autant plus
qu'il s'agissait de l'oncle paternel de Beaujeu,
prédécesseur de Jacques de Molay.
Beaujeu
fit donc enlever les trésors contenus dans les 2 colonnes et
transporta le tout sans doute vers Chypre.
Toujours selon ce même document, l'Ordre n'a jamais cessé
un instant d'exister; et si le nom et la résidence des
véritables grands maîtres est un mystère, c'est
parceque l'heure de l'Ordre n'est pas venue.
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