1) Introduction
A) Histoire de l'ancienne abbaye des Prémontrés de Salival
Le fondateur de
l'ordre des
Prémontrés, saint Norbert, est un
allemand, né en 1080, à Xanten, dans la
vallée du Rhin ; il était cousin de l'empereur
Henri IV
d'Allemagne .
En
1120, il
fonde alors une communauté et s'installe avec des
compagnons dans l'actuelle forêt de Saint-Gobain
près de
Laon.
Quelques
années
après la fondation, on compte plusieurs centaines de
frères, de sœurs
et de convers laïcs à
Prémontré, et
l'abbaye-mère essaime ou s'agrège
d'autres monastères déjà existants.
Les chanoines réguliers prémontrés ont une vocation comtemplative, mettant en commun vie, biens et prières et servent aussi l'église (aumoneries, paroisses, hotelleries ..), contrairement aux moines.
Entre 1140 et 1157, Mathilde de Dabo, comtesse de HOMBOURG (morte en 1195) , fonda en Lorraine le monastère prémontré de Salival en faisant don de terres comprenant le hameau nommé Bourmont .
( D'après l'historien Michel Parisse, cette origine de Mathilde est clairement désignée dans un acte peu connu de Parcheveque Hillin deTreves pour l'abbaye cistercienne de Villers-Bettnach (Archives départementales de Moselle H 1756-1):
comitissa de Namur Irmesint et filia ejus comitissa Mattilt de Honburch et filii ejus Hugo et Albertus.
En premières noces Ermesinde de Luxembourg avait épouse le comte Albert de Dabo, dont elle eut les trois enfants sus nommes, en secondes noces elle épousa le comte Godefroid de Namur, dont elle eut entre autres Henri, futur comte de Namur et de Luxembourg. Mathilde, fille d'Ermesinde et Albert, fut mariée au comte Folmar et est connue sous le nom de Mathilde de Hombourg, notamment en raison de sa participation à la fondation de Salival (acte de 1157)).
Ces terres faisaient partie des terrres du bailliage (circonscription administrative et judiciaire d'un bailli; baillir signifiant administrer) de l'évêché de Metz, dépendant de l'Empereur germanique.
En effet, Frederic Ier Barberousse reconnut l'existence juridique de Salival dans une charte de 1162 et mis l'abbaye en terre germanique sous sa protection. ( L'empereur avait des liens familiaux avec Hugues comte de Dabo et de Metz) .
De nombreuses donations (en argent, en terres, en journées de travail), issues tant de paysans que de nobles ou de prêtres qui souhaitaient s'assurer une part de paradis, augmentèrent les revenus de l'abbaye et lui permirent d'agrandir ses terres. (exemple de charte de l'abbaye de Salival)
Les abbés de Salival étaient élus.Le droit d'élection de l'abbé par la communauté fut réaffirmé en 1186 dans une bulle du pape Urbain III.
Salival ne fut jamais soumise au régime de la commende : à la fin du moyen-âge, le système de la commende retire aux communautés le droit d'élire leur abbé au profit du roi, du pape ou de l'évêque : les établissements perdent ainsi leur guide spirituel.
Hugues fut institué le premier abbé. En 1160, il se rendit auprès de l'empereur Frédéric pour obtenir des lettres confirmatives des biens de l'abbaye.
Abbaye-fille de Justemont, Salival reçut une confirmation impériale en 1162 et deux confirmations pontificales en 1180 et 1186.
D'après le R.P. Hugo (1667-1739), abbé d'Etival, une chapelle souterraine dédiée à saint Fiacre existait à Bourmont et les habitants des environs s'y rendaient en pélérinage . On ne connait pas la date de création de cette chapelle.
(Saint Fiacre est le patron des jardiniers ; il est représenté armé d'une bêche.)
Sur l'emplacement de la chapelle conservée comme crypte fut construite l'église de Salival. Cette abbatiale fut consacrée le 12 mai 1316 par Théodoric, archevêque de Trèves.
Près de soixante abbés se succédèrent à la tête de l'abbaye.
( extraits du livre de l'abbé G. Pierson " L'abbaye de Salival" . Liste des abbés)
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| Une représentation de l'abbaye de Salival en 1752 faite sous Pierre Gillet, le 58 ième abbé |
Tous ces abbés furent réguliers et non séculiers.
En
1590, les troupes protestantes en garnison à Marsal ont
détruit une partie de l'abbaye.
Celle-ci fut
restaurée par
l'abbé Mathieu Pierson en 1591.
Le dernier abbé fut Etienne, en 1788.
Les
décrets du 13 févr. 1790 ont
rayé de la carte de l'Europe Occidentale l'ordre de
Prémontré.
Il ne subsista à la suite de la
Révolution
française qu'en Autriche où
se situait l'abbaye de Strahow (Prague)qui joua un rôle
important
par la suite .
L'église de Salival renfermait de nombreux tombeaux, notamment des comtes de Salm,des chevaliers de Craincourt, d'Oriocourt.
(une fille de Mathilde de DABO , Adelaide, épousa Henri Ier, comte de SALM)(Personnages importants enterrés dans l'église de Salival)
Salival est situé en
France, dans
le département de la Moselle
à environ 30 kms de Nancy et 40 kms de Metz, dans la
vallée de la rivière Seille au pays du
Saulnois.
Le
Saulnois est la
zone sud du plateau lorrain.C'est
aussi
le pays du sel gemme.Vic sur Seille et Marsal qui entourent
l'abbaye de Salival sont les plus vieux centres d'exploitation du sel
de la vallée de la Seille.
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| Dessins de Salival et Saint Livier exécutés en 1915 |
Salival se dresse à 200m en dessous de la chapelle de Saint Livier bâtie sur le mont Saint Jean, entre Vic sur Seille et Dieuze sur la carte du département de la Moselle.
Cliquer sur la carte de France pour zoomer sur le département de la Moselle
2) Histoire de la ferme de Salival au cours des siècles, par Patrick Dieudonné
(texte repris par l' Association des Honneurs Héréditaires dans son bulletin de décembre 2012).
Salival : abbaye des Prémontrés, paroisse-commune, puis
ferme agricole.
a) L’ABBAYE DES PREMONTRES DE SALIVAL : 1140- 1789
Aujourd’hui les bâtiments de Salival sont consacrés à l’exploitation agricole de Madame et Monsieur Dieudonné Michel et leur fils Pierre.
Les bâtiments monastiques encore en élévation datent essentiellement du XVIIIème siècle, époque marquée par de grands travaux de rénovation menés par le célèbre architecte Nicolas Pierson.
De cet effort de reconstruction témoigne encore le logis abbatial achevé en 1763, et la porte d’entrée monumentale de la basse-cour. Quant au cœur même de la ferme, l’église abbatiale, elle a été entièrement détruite dans les années 1820, en même temps que le cloître attenant.
Les mobiliers de l’église ont par ailleurs été dispersés : c’est ainsi que l’église paroissiale de Vic-sur-Seille possède la Vierge de Salival datée de 1440, celle de Marsal les gisants des comtes de Salm, et l’église des Cordeliers à Nancy ( sépulture des ducs de Lorraine), les stalles sculptées de Salival ( représentant des anges musiciens) réalisées en 1691, l'orgue de l'abbaye de Salival fonctionne dans l'église de Chateau-Salins,les cloches de l'ancienne abbatiale de Salival sont dans le clocher de l'église de Chateau-Salins.
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| Vierge à l'enfant de Salival, dans l'église de Vic sur Seille | Christ de Salival, dans l'église de Vic sur Seille | Saint Simon de Salival, dans l'église de Vic sur Seille |
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| Chaire de Salival, dans l'église de Vic sur Seille | Orgue de Salival, dans l'église de Chateau-Salins | Gisant du comte de Salm, dans l'église de Marsal |
L’abbaye est née au contact de routes commerciales, terrestres et fluviales, particulièrement prospères à l’époque médiévale, car liées au commerce du sel.
Le fonds de l’abbaye contient 360 actes dont l’origine s’étend entre les XIIème et XVème siècle.
L’histoire de Salival jusqu’au XVème siècle s’inscrit donc dans une remarquable continuité, aucune modification majeure ne vient perturber l’ordre monacal jusqu’aux guerres de religions du XVIème siècle. L’extension du domaine abbatial est en revanche un souci constant jusqu’à la fin du Moyen Age : donations de la noblesse et du clergé , achats , échanges , acensements et transactions financières. L’abbaye jouant au XVème siècle le rôle d’une banque, dont la pratique de l’usure lui est cependant interdite.
Les rentes , dîmes et droits sont autant de redevances qui assuraient à l’abbaye des revenus réguliers en nature et en argent.
Ainsi les possessions abbatiales sont disséminées dans un rayon de 50 kms autour de Salival selon quatre aires géographiques que sont : le domaine abbatial, qui forme la Seigneurie de Salival, la vallée de la Seille, le Saulnois, et la région messine.
Si la majorité du travail manuel des religieux consiste à travailler la terre, l’étape préliminaire à la culture, le défrichement , ainsi que les aménagements hydrauliques et l’entretien des bâtiments( moulins, étangs, églises et bâtiments paroissiaux, granges) , sont des activités auxquelles les chanoines de Salival participent largement.
L’importance du domaine viticole détenu par l’abbaye, et proche de l’abbaye, ainsi que la possession de nombreux pressoirs, indique qu’est concentré là l’essentiel de la production de vin de Salival.
Enfin l’abbaye pratique l’élevage ( vaches et moutons, porcs, poissons), comme nombre d’établissements religieux du XII ème siècle.
Mais c’est la production et le commerce de sel ( or blanc) à la saline de Saléaux ( commune de Lezey) qui rendra l’abbaye particulièrement prospère. La production salifère est un véritable enjeu au Moyen- Age : nécessaire à l’exploitation agricole pour la conservation des aliments, et surtout le poisson. La saline de Saléaux a fait l’objet de multiples transactions entre Salival, l’autorité épiscopale, et le duc de Loraine, notamment René II en 1488.
L’abbaye bénéficie ainsi à la fin du Moyen Age d’importantes redevances versées en sel.
Un mot sur l’organisation interne à Salival. De la même manière que le temporel est organisé selon une hiérarchie entre l’abbaye, le centre et les granges, les périphéries, la gestion de ce temporel est divisée de manière rigoureuse entre les religieux ( chanoines, clercs et novices) et les convers ou frères lais, laïcs, et les domestiques.
En 1313, est consacrée l’église abbatiale dédiée à Notre-Dame-de-la-Nativité par l’archevêque de Trêves, Théodoric. La construction de cet édifice , qui inclut la chapelle souterraine dédiée à Saint Fiacre, préexistante à l’abbaye, a été rendue possible par l’accroissement des ressources abbatiales.
Au XIVème siècle , les fléaux comme les guerres endémiques et dévastatrices, la peste, la crise de l’Ordre des Prémontrés,( qui se traduit à Salival par un conflit d’autorité entre la communauté des religieux, pour la résolution duquel il est fait appel au Duc de Lorraine et du Pape Martin V(en 1420) ) n’épargnent pas l’abbaye tant dans son gouvernement intérieur, que financièrement dans le ministère paroissial des chanoines.
Les bâtiments monastiques de Salival sont ainsi le cadre où se développent la vie intellectuelle et surtout la vie spirituelle de la communauté. La vie religieuse occupe une place privilégiée dans le rythme monacal quotidien, ne serait-ce que par l’importance accordée à la célébration des offices liturgiques. A cet effet une abondante bibliothèque comprenant : les Saintes écritures, les ouvrages patristiques, et les livres de théologiens récents y figurent.
Salival est située à proximité d’une chapelle située sur le mont Saint Jean et dédiée à Saint Livier, martyr originaire de Metz, qui est mort en 451 , décapité par les Huns. Cette chapelle a été très tôt associée à l’abbaye ( qui l’a intégrée dans son domaine à partir de 1166) qui tirait profit du pèlerinage de ce lieu.
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| La chapelle Saint Livier en haut de la colline Saint Jean | Intérieur de la chapelle Saint Livier | |
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| Plaque commémorative | Tableau représentant Saint Livier |
Symboliquement, le lien est d’ailleurs matérialisé par les eaux de la fontaine, jaillissant sous une voûte souterraine, qui vont ensuite alimenter l’abbaye .
Qui plus est , l’histoire du sanctuaire est étroitement associé à celle de Salival, puisqu’en 1590, alors que les troupes protestantes ( calvinistes) de Marsal ravagent l’abbaye, la chapelle est elle aussi détruite . Il ne faut pas négliger l’impact que pouvait avoir le pèlerinage de cette chapelle capable d’attirer 20 000 personnes en 1627 , dont le duc Henri II de Lorraine. Au cours du XVIIème siècle, des guérisons dues aux vertus miraculeuses de la fontaine, attirent des personnes provenant de 27 villes et villages différents dont Nancy pour plus du quart des pèlerins.
Ainsi, durant tout le Moyen Age, Salival a conservé le caractère d’une abbaye née d’une initiative laïque : relativement indépendante vis à vis de la hiérarchie ecclésiastique, qu’il s’agisse de l’autorité épiscopale ou de l’abbaye de Prémontré chef de l’ordre-, son développement est avant tout marqué par l’association avec la famille comtale de Salm.
Les « parrainages », dons et protecteurs, des comtes de Salm à l’abbaye , s’exercent tout au long des XIII ème siècle et au XIV ème siècle . Les comtes de Salm cherchant à s’installer dans cette région centrale de la lorraine, riche du commerce de son sel . Le XIII ème siècle marquant l’apogée de l’union entre Salival et les comtes de Salm.
Ainsi le blason de salival reprend celui de la branche vosgienne des comtes de Salm, deux saumons adossés d’argent, illustrant la parenté pouvant exister entre la famille aristocratique et l’établissement religieux. L’église abbatiale de Salival devient le caveau familial des comtes de Salm dés le XIII ème siècle jusqu’au XVI ème siècle.
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| BLASON DE SALIVAL | BLASON DE SALM |
L’importance stratégique de Salival
découle bien de son association avec de grandes familles princières.
Les comtes de Dabo sur l’initiative de la fondation de l’abbaye
et des premiers dons, et les comtes de Salm, qui ont présidé au
développement de l’abbaye aux XIII ème et XIV ème siècle, et
qui s’inscrivent dans la continuité des Dabo.
Il faudra attendre l’époque moderne pour constater une évolution sensible.
Les comtes de Salm recentrent effectivement leur politique sur les possessions vosgiennes liées à l’abbaye de Senones, et Salival perd son patronage laïc.
Elle s’affirme alors par un dynamisme religieux réel et non démenti jusqu’à la Révolution.
De nombreux personnages importants ont été enterrés dans l’abbaye : des comtes de Salm en nombre importants devant l’hôtel de la croix, notamment Henri IV( mort en 1292) et son épouse Laurette de Blieskastel, des chevaliers en nombre tout aussi importants disséminés entre les différents autels.
D’autres comtes de Salm ont été enterrés prés de l’Eglise, dont Nicolas mort en 1550 et qui défendit Vienne contre Soliman en 1529.
Le comte Jean VIII : baron de Viviers, de Fénétrange, Seigneur de Rappe et de Dom Rémy, Maréchal de Lorraine, et gouverneur de Nancy. Décédé en 1545, il est enterré à Salival avec Louise de Stainville , sa femme . Les deux gisants reposent en la Collégiale St-Léger de Marsal (1222) .
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Il est le grand-père de Christine de Salm , héritière du Comté de Salm ( partage du Comté de Salm en 1598) , par son père Paul, comte de Salm et fille unique. Elle épousa en 1597 François II de Lorraine, comte de Vaudémont et duc de Lorraine. Ils eurent 6 enfants dont Marguerite ( 1615-1672), mariée à Gaston de France , duc d’Orléans et frère de Louis XIII.
Et Nicolas François( 1609-1670), dont l’arrière petit fils François III de Lorraine, épousa en 1736 Marie Thérèse de Habsbourg, fille aînée de l’Empereur germanique Charles VI.
Une de leur fille ( ils eurent 16 enfants) Marie- Antoinette épousa Louis XVI, et devint Reine de France.
b) LA COMMUNE DE SALIVAL : 1789- 1888.
Dés le début du XVIII ème siècle Salival était considérée comme un village, donc une paroisse , érigée en commune en 1789. Dés lors, l’abbé de Salival perdit tous ses droits seigneuriaux. Ne possédant plus rien en propre, ils se retira et abandonna toutes ses prérogatives.
En 1790, la communauté comptait encore sept chanoines résidents, dix frères et un convers.
L’abbaye, supprimée en 1791, fut vendue en deux lots le 5 août 1796.
Un projet de transformation de l’abbaye en hôpital militaire a bien été conçu en 1794. Cependant les travaux ne progressent pas et le projet sera enterré en 1796.
Quant à l’église abbatiale, elle avait échappé à la Révolution , mais fut entièrement rasée en 1822. Le village de Salival est clos par un mur continu et ne possède qu’une seule et unique porte.
C’est en 1821, que le domaine de Salival sera vendu dans son ensemble soit 413ha.
Entre 1782 et 1866 la population de la commune de Salival passe de 43 personnes à 84 personnes. Une sucrerie a été fondée en 1807, ce qui a contribué à l’augmentation de la population. Elle a cessé son activité en 1837.
Les registres des délibérations du conseil municipal de Salival restent à l’heure d’aujourd’hui introuvables, cependant quelques rares archives montrent : qu’en 1790 et 1791, le rattachement de la commune, on parle de paroisse, de Salival à une autre commune (Morville) est déjà évoqué. Sur ces deux années, Salival est la commune ou municipalité la plus imposée du District.
En 1793 si des citoyens de Salival participent à la « défense de la patrie », la fourniture de voitures aux convois miliaires pour l’effort de guerre en cours incombe à la commune de Salival.
En 1794 et 1795, une lourde série de réquisitions( blés, avoines, pailles, foins, orges, froments) tombe sur Salival à destination de l’armée de la Moselle, district de Metz, place de Sarreguemines. La même année Salival a son école primaire: le 17 nivôse an III, ou 6 janvier 1794.
En 1797 et 1798, la population comme les ecclésiastiques exerçant le culte à Salival sont très surveillés, eu égard à la qualité de leurs adhésions aux valeurs de la République.
Après 99 années d’existence , la commune de Salival disparaît. Son ban devient une section de Morville-les-Vics.
C’est ainsi que le nom de Salival continuera à figurer sur le cadastre de cette commune jusqu’au 28 décembre 1928, date à laquelle, Salival est définitivement rattaché à la commune de Moyenvic.
c) SALIVAL : UNE FERME AGRICOLE CONTEMPORAINE
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Lui
succéderont Robert , puis Michel et son
fils Pierre , actuels propriétaires de la ferme de
Salival.(Michel a racheté la ferme aux quatre héritiers
du baron Viard)
En quelques dates, le téléphone a été installé en 1900, et la radio en 1938.
Les 5 enfants de Rémy et Georgette, sont tous nés à Salival.
Entre 1939 et 1945, Salival est devenu un centre d’évasion, où 1241 prisonniers de guerre ont pu quitter la zone annexée pour la zone occupée à Arracourt, village à 10kms de Salival.
Après la guerre la ferme s’est beaucoup modernisée, et Robert a été l’acteur principal de la mécanisation.
La surface du domaine agricole de Salival n'a pas varié depuis la révolution, elle compte aujourd’hui un peu plus de 310ha, de cultures céréalières, de pâturages pour les ovins et bovins en nombre importants à la ferme.
Un pèlerinage a lieu chaque année à la chapelle- construite au XVIIème siècle- de Saint-Livier, le premier dimanche qui suit le 17 juillet. La chapelle fut occupée par deux religieuses de 1978 jusqu'en 2017 ; un ermite, frère Marc y habite désormais . Le lieu est tout au long de l’année propice à la méditation et à la prière.